Vérification documentaire : août 2026

Récupération de données en Suisse : comment vérifier votre prestataire

Vos données vont quitter vos mains. Avant de confier un disque, un serveur ou un téléphone, cinq vérifications de deux minutes vous montrent, sources à l'appui, avec qui vous contractez, où votre support sera traité et devant quel tribunal vous pourrez agir en cas de litige.

Le constat de notre vérification documentaire

Nous avons examiné les prestataires de récupération de données visibles sur le marché suisse à partir de sources publiques : mentions légales, conditions générales, registre du commerce (zefix.ch) et publications FOSC. Résultat de cette vérification, menée en août 2026 (méthode et sources en note de bas de page) :

33prestataires examinés, tels qu'ils apparaissent dans une recherche depuis la Suisse
5sont inscrits au registre du commerce suisse et documentent un traitement effectué en Suisse
19sont exploités par des entités inscrites à l'étranger (France, Allemagne, Autriche, Italie, Liechtenstein, Pays-Bas, États-Unis)

Un domaine en .ch, un numéro en 04x ou une adresse dans une grande ville suisse ne renseignent ni sur l'entité avec laquelle vous contractez, ni sur le lieu où votre support sera traité. Ces informations se trouvent ailleurs : voici où les lire.

Les 5 vérifications à faire avant de confier vos données

1

Lisez les mentions légales, pas la page d'accueil

L'impressum identifie l'exploitant du site. Le cocontractant de votre mandat est, lui, désigné par les conditions générales ou le contrat : les deux ne coïncident pas toujours, vérifiez chacun. Un site en .ch peut être exploité par une société inscrite dans un autre pays : c'est écrit, mais en bas de page.

Constat de notre vérification : parmi les sites examinés en août 2026, plusieurs sites en .ch ou à présentation suisse indiquent en mentions légales des entités inscrites à Nice, Berlin, Linz, Utrecht ou dans l'État américain du Wyoming.
2

Vérifiez l'entreprise sur Zefix.ch : gratuit et officiel

Le registre central du commerce (zefix.ch) vous dit en dix secondes si l'entreprise est inscrite en Suisse, sous quelle forme juridique, depuis quand, et qui la représente. L'inscription n'est pas obligatoire pour toutes les activités (une raison individuelle en dessous d'un certain chiffre d'affaires peut ne pas y figurer) ; mais sans inscription, vous ne pouvez pas vérifier l'entité par cette voie officielle, et c'est en soi une information.

Point d'attention : un numéro « CHE-xxx » n'est pas à lui seul une preuve. Certains opérateurs étrangers affichent un numéro CHE qui correspond à un assujettissement à la TVA suisse, alors que leur société est inscrite dans un autre registre (Liechtenstein p. ex.).
3

Cherchez le for juridique dans les conditions générales

Le for juridique désigne le tribunal compétent en cas de litige. Lisez la clause correspondante avant d'envoyer votre support : elle indique aussi le droit applicable au contrat. Sa portée n'est pas absolue : elle dépend des règles impératives applicables, notamment en matière de contrats conclus avec des consommateurs. Elle indique néanmoins où et selon quel droit le prestataire entend voir régler les litiges.

Constat de notre vérification : dans les CG consultées en août 2026 de plusieurs prestataires actifs sur le marché suisse, nous avons relevé des fors à Freistadt (Autriche) et à Vaduz (Liechtenstein), ainsi qu'une élection de for en faveur des tribunaux allemands.
4

Cherchez la clause de transfert et de sous-traitance

C'est la clause qui autorise l'envoi de votre support à des laboratoires partenaires ou à des sous-traitants, parfois sans limite géographique. Les smartphones, les puces mémoire et les configurations RAID complexes sont les supports les plus fréquemment concernés.

Constats de notre vérification (CG et pages consultées en août 2026) : un prestataire indique que les cas les plus complexes peuvent être confiés à des laboratoires spécialisés au Royaume-Uni ; un autre situe dans ses CG l'ensemble des travaux de laboratoire dans son installation centrale en Autriche ; un troisième prévoit le traitement des téléphones et tablettes dans « l'un des centres experts européens » de son groupe, la version allemande de ses CG nommant « habituellement » un laboratoire sœur en Pologne.
5

Distinguez ce qui est vérifiable de ce qui est déclaré

Une salle blanche avec une classe ISO, une certification, un taux de réussite : demandez le certificat, l'organisme émetteur, le périmètre et la date de validité. Une garantie « pas de données, pas de frais » peut être assortie d'exceptions dans les conditions générales (frais d'analyse, formules express, certains types de cas) : lisez les conditions exactes.

Ce qui est vérifiable : une certification nommée avec son organisme émetteur et son périmètre, une inscription au registre du commerce, des avis sur une plateforme tierce contrôlée, une adresse de laboratoire que l'on peut visiter.

Comparatif documentaire des principaux prestataires

Faits relevés en août 2026 sur les sites, conditions générales et registres officiels des prestataires (sources détaillées en note méthodologique). Quatre statuts : OUI = documenté par une source vérifiable · REVENDIQUÉ = affirmé par le prestataire, non vérifié indépendamment · NON DOCUMENTÉ = aucune information identifiée dans les sources examinées · NON = source explicite en sens contraire.

Prestataire Entité au registre suisse Laboratoire en Suisse Traitement 100 % en Suisse For juridique (CG) Langues
SOS Data RecoveryTesweb SA, CHE-112.898.136 (Zefix)OUI : SA suisse (Zefix)OUI : laboratoire visitable ; ouverture des supports sous flux laminaire certifié ISO 5, certificat disponible sur demandeOUI : engagement contractuel (CG, art. 3.1), smartphones comprisDroit suisse exclusif ; for dans le canton de Berne (CG)fr · de · en · it
Constats documentés : Parmi les prestataires de ce tableau et selon les critères indiqués, SOS Data Recovery est le seul pour lequel nous avons documenté simultanément : une SA inscrite au registre suisse, un laboratoire visitable en Suisse, un engagement contractuel de traitement intégral en Suisse (CG, art. 3.1), un for suisse et un service en quatre langues. Labels : Swiss Label (association pour la provenance suisse), label CyberSafe (association cyber-safe.ch). Avis clients : 296 avis, note moyenne 4.8/5, sur Avis Vérifiés (plateforme du groupe SKEEPERS, certifiée NF Service) ; état au 21.08.2026.
Prestataire Entité au registre suisse Laboratoire en Suisse Traitement 100 % en Suisse For juridique (CG) Langues
Ontrack (KLDiscovery)Sàrl CH (Zefix) ; parts détenues par deux sociétés américaines (FOSC)Comparatif détaillé →OUI : Sàrl CH inscrite ; les CG consultées désignent toutefois KLDiscovery Ontrack GmbH, Böblingen (DE), comme prestataire contractuelREVENDIQUÉ : « Labor und Reinraum Klasse 100 » à Wallisellen (site)NON : CG : services fournis « principalement » au laboratoire suisse ; accès possibles depuis toute installation du groupe, y compris aux États-Unis et au Royaume-Uni (art. 1.5) ; téléphones et tablettes traités dans les « centres experts européens » du groupe (version allemande : laboratoire sœur en Pologne)Tribunaux allemands selon les CG ; règles impératives de protection des consommateurs réservéesde · en
Constats documentés : Les CG consultées le 17.08.2026 désignent l'entité allemande du groupe comme cocontractant (art. 1.1), prévoient des services fournis « principalement » en Suisse avec accès possibles depuis d'autres sites du groupe, y compris hors de l'Espace économique européen (art. 1.5 et 6.4), et le traitement des téléphones et tablettes dans les « centres experts européens » du groupe (Pologne selon la version allemande). Le registre du commerce indique que les parts de la Sàrl suisse sont détenues par deux sociétés américaines du groupe KLDiscovery.
Prestataire Entité au registre suisse Laboratoire en Suisse Traitement 100 % en Suisse For juridique (CG) Langues
Datenretter SchweizSàrl de Mönchaltorf ; parts détenues depuis mars 2026 par ENIXEN Group AG, Freienbach (FOSC)Comparatif détaillé →OUI : Sàrl CH (Zefix)REVENDIQUÉ : « Reinraum der Klasse 100 » (site) ; pas de certificat indépendant identifiéREVENDIQUÉ : « Ihr Datenträger verlässt die Schweiz nicht » (site) ; engagement équivalent non identifié dans les CG consultéesUster ZH (CG)de · en
Constats documentés : Le site annonce « Keine Daten, keine Kosten » ainsi que des analyses gratuites pour certaines formules et des forfaits d'analyse pour d'autres (Business, Urgence) ; les CG consultées le 17.08.2026 prévoient que les frais d'analyse restent dus en cas de résultat négatif. Se référer aux conditions exactes de chaque formule.
Prestataire Entité au registre suisse Laboratoire en Suisse Traitement 100 % en Suisse For juridique (CG) Langues
MPDEntreprise individuelle inscrite, Winterthour (Zefix ; première publication SHAB : 2013, Oberbüren SG ; Winterthour depuis 2016)Comparatif détaillé →OUI : entreprise individuelle inscriteREVENDIQUÉ : salle propre pour certains travaux et processus certifiés ISO 9001/27001 ; la page des certifications renvoie vers une archive Web d'un ancien service de validation ; validité actuelle, titulaire et périmètre non vérifiés indépendammentREVENDIQUÉ : analyse et récupération au laboratoire suisse, sans envoi à l'étranger ni transfert cloud (site) ; les AGB consultées le 19.08.2026 réservent toutefois à MPD le droit de confier l'analyse et la récupération à un tiers (art. 4), sans localisation indiquéeWinterthour, droit suisse exclusif (AGB consultées le 19.08.2026)de · fr · en · it
Constats documentés : Le site présente Winterthour comme site laboratoire central. Diagnose Basic gratuite annoncée pour de nombreux supports ; formules payantes Standard (dès CHF 120), Express (dès CHF 250) et Urgence (dès CHF 350), hors TVA ; offre à prix fixe après vérification technique. Les AGB consultées le 19.08.2026 prévoient une analyse Basic gratuite en 8 à 14 jours ouvrables avec, en l'absence de commande, retrait du support en personne à Winterthour (art. 2.1), ainsi que le transport aux risques du client (art. 7). Le prestataire exploite plusieurs sites web rattachables à la même entreprise.
Prestataire Entité au registre suisse Laboratoire en Suisse Traitement 100 % en Suisse For juridique (CG) Langues
Suricate SolutionsSàrl, Gibloux FR (Zefix)Comparatif détaillé →OUI : Sàrl CH (Zefix)REVENDIQUÉ : atelier avec « flux laminaire de catégorie 2 » (site) ; le site prend position contre la salle blancheNON DOCUMENTÉ : aucune garantie écrite identifiée dans les sources examinéesNON DOCUMENTÉ dans les pages consultéesfr · de · en
Constats documentés : Le site (consulté en août 2026) revendique « 180 avis 5 étoiles sur Google » (fiche Google consultée le 20.08.2026 : 202 avis, note affichée 5,0), un positionnement « meilleur prix en Suisse » et plus de 6000 supports traités. Position affichée du prestataire à la même date : « La salle blanche est un mythe... ».
Prestataire Entité au registre suisse Laboratoire en Suisse Traitement 100 % en Suisse For juridique (CG) Langues
CBL DatenrettungCBL Datenrettung GmbH, Kaiserslautern (DE), groupe CBL (Canada)Comparatif détaillé →NON : aucune inscription identifiée (Zefix)NON DOCUMENTÉ : aucun laboratoire suisse dans l'annuaire actuel des laboratoires CBL (août 2026) ; Kaiserslautern identifié comme laboratoire principalNON DOCUMENTÉ : aucun engagement de traitement en Suisse identifié ; la page d'expédition du site suisse indique comme adresse d'envoi des supports Kaiserslautern, Allemagne (consultée le 20.08.2026)Droit allemand ; for de Kaiserslautern pour les clients commerçants (CG du 02.10.2024) ; consommateurs : règles impératives réservéesde (site suisse)
Constats documentés : L'impressum du site suisse et les CG du 02.10.2024 identifient CBL Datenrettung GmbH, Kaiserslautern. L'annuaire des laboratoires du groupe identifie Kaiserslautern comme laboratoire principal, sans laboratoire suisse. Analyse gratuite annoncée (4 h en urgence, 6 à 8 h en standard).
Prestataire Entité au registre suisse Laboratoire en Suisse Traitement 100 % en Suisse For juridique (CG) Langues
StellarStellar Data Recovery B.V., Utrecht (NL)NON : aucune inscription identifiée (Zefix)NON DOCUMENTÉ : le site indique à Genève une adresse « Route de Pré-Bois 14, Réception, rez-de-chaussée » ; lieu de traitement des supports suisses non préciséNON DOCUMENTÉ : aucun engagement identifiéNON DOCUMENTÉ dans les pages consultéesfr · de
Constats documentés : La page tarifaire consultée annonce un diagnostic gratuit en formule Economy et des frais de diagnostic pour les formules Business (€ 79) et Urgence (€ 179), hors TVA : prix affichés en euros sur le site suisse. Les certifications affichées sur le site sont néerlandaises (ISO 9001:2015, The Hague Security Delta, MKB Innovative, MVO Nederland).
Prestataire Entité au registre suisse Laboratoire en Suisse Traitement 100 % en Suisse For juridique (CG) Langues
RecDatiSite exploité par « 06 Informatique », Nice (FR), selon les mentions du siteNON : aucune inscription identifiée (Zefix)REVENDIQUÉ : « Lab Address » à Zurich, sur rendez-vous ; non vérifié indépendammentNON : le site indique que les cas les plus complexes peuvent être confiés à des laboratoires spécialisés au Royaume-UniNON DOCUMENTÉ dans les pages consultéesfr · de · en · it
Constats documentés : Site exploité par 06 Informatique, Nice ; adresse zurichoise indiquée accessible sur rendez-vous. La page « Genève » consultée indique l'adresse de Zurich. Le réseau exploite aussi recuperodatilugano.ch (P.IVA italienne).
Prestataire Entité au registre suisse Laboratoire en Suisse Traitement 100 % en Suisse For juridique (CG) Langues
AttingoAttingo Datenrettung GmbH, Perfektastraße 55/2, 1230 Vienne (FN 288503w)Comparatif détaillé →NON : aucune inscription identifiée (Zefix)NON : laboratoires annoncés en Autriche, en Allemagne et aux Pays-Bas ; une page de service indique une récupération exclusivement au laboratoire de VienneNON : laboratoires hors de Suisse selon le siteDroit autrichien, for à Vienne (CG du 18.03.2026) ; réserve pour les consommateursde · en
Constats documentés : Les CG du site suisse (18.03.2026) identifient la GmbH viennoise comme prestataire ; laboratoires annoncés à Vienne, Hambourg et Nieuw-Vennep (NL). Diagnose gratuite en formule Economy ; formules Business et High Priority avec diagnose payante.
Prestataire Entité au registre suisse Laboratoire en Suisse Traitement 100 % en Suisse For juridique (CG) Langues
Datenrettung-Swiss.chGN Data Recovery Group GmbH, Triesen (Liechtenstein), reg. FL ; TVA CHE (assujettissement)NON : entité au registre du Liechtenstein ; aucune inscription au registre suisse (le numéro CHE affiché est un numéro TVA)NON : les CG consultées situent les travaux de laboratoire au site central de Weiler (Autriche)NON : voir CG (Weiler, Autriche)Vaduz (FL), droit liechtensteinois (CG)de
Constats documentés : La page des sites du prestataire annonce « plus de 300 Standorte » ; la liste consultée en août 2026 comprend de nombreuses adresses en Autriche et en Allemagne. Les CG consultées prévoient une garantie assortie d'exceptions (notamment certains rabais, certains cas de données supprimées et certaines prestations express), un délai d'acceptation tacite de 21 jours pour les listes de fichiers et le transport aux risques du client.
Prestataire Entité au registre suisse Laboratoire en Suisse Traitement 100 % en Suisse For juridique (CG) Langues
« Datenrettung Schweiz » (.net)Enaris GmbH, Linz (AT), selon l'impressumNON : aucune inscription identifiée (Zefix)NON DOCUMENTÉ : aucune adresse suisse indiquée sur le site ; points partenaires de dépôt en SuisseNON : les CG consultées autorisent le transfert des supports à des sous-traitants, sans limite géographique indiquéeFreistadt (AT), droit autrichien (CG)de
Constats documentés : L'impressum identifie Enaris GmbH à Linz (Autriche) ; le site utilise une présentation suisse et mentionne des points partenaires en Suisse. Les CG consultées le 17.08.2026 prévoient le droit autrichien, le for à Freistadt, des frais d'analyse dus même sans commande et, en cas d'échec de la récupération, un remboursement limité à 50 % du prix.

Tableau non exhaustif : 33 prestataires examinés au total. Les acteurs purement locaux (dépannage informatique) ne sont pas repris ici. « Absence d'information documentée » ne signifie pas « preuve du contraire » : les statuts NON DOCUMENTÉ signalent simplement que nos sources n'ont pas permis de vérifier le point.

Comparatifs détaillés, prestataire par prestataire

Secteurs réglementés : ce que le lieu de traitement change juridiquement

Pour un particulier, le choix du prestataire est une question de confiance. Pour certaines professions et institutions, le lieu de traitement et la chaîne de sous-traitance soulèvent en plus des questions de secret professionnel, de surveillance et de protection des données, qui exigent une analyse avant l'envoi du support.

Santé : médecins, hôpitaux, pharmacies, laboratoires

Les données de patients sont des données personnelles sensibles (art. 5 let. c LPD) et relèvent du secret médical (art. 321 CP), qui couvre aussi les auxiliaires du professionnel.

Les prestataires informatiques peuvent, selon les circonstances, être qualifiés d'auxiliaires au sens de l'art. 321 CP. Le recours à un prestataire ou à une chaîne de sous-traitance à l'étranger n'est pas automatiquement interdit, mais il exige une analyse renforcée : secret professionnel, accès aux données, engagements contractuels, droit applicable et règles de transfert international de la LPD. Pour les données de patients, le PFPDT recommande notamment, par prudence, d'éviter le recours à un prestataire cloud à l'étranger.

Ce qu'une chaîne intégralement suisse apporte : une chaîne de traitement intégralement suisse, sans accès depuis l'étranger, évite en principe la problématique du transfert international de données. Le cocontractant, le droit applicable et le for doivent toutefois être vérifiés séparément, de même que les engagements de confidentialité et de sécurité du prestataire.

Banques et établissements soumis à la FINMA

Le secret bancaire (art. 47 LB) sanctionne pénalement la révélation de données de clients. Selon la nature et l'importance du mandat, les règles prudentielles de la FINMA relatives aux externalisations (circulaire 2018/3) peuvent également être pertinentes : les établissements concernés doivent notamment assurer une gestion adéquate des risques, des droits de contrôle et d'audit suffisants et, en cas de traitement à l'étranger, tenir compte des risques supplémentaires liés à cette localisation.

Avocats et notaires

L'art. 321 CP protège le secret professionnel de l'avocat et du notaire, et l'art. 13 LLCA impose à l'avocat de veiller à ce que ses auxiliaires le respectent. Une chaîne de traitement intégralement suisse, sans accès depuis l'étranger, évite en principe la problématique du transfert international de données ; le cocontractant, le droit applicable et le for doivent toutefois être vérifiés séparément, et le professionnel reste tenu de vérifier les engagements de confidentialité et de sécurité du prestataire. Pour les fiduciaires et autres professions du chiffre, les obligations peuvent découler notamment de la LPD, du contrat et, selon l'activité exercée, d'autres règles sectorielles.

Administrations publiques, communes, écoles

Le secret de fonction (art. 320 CP) et les lois cantonales sur la protection des données s'appliquent aux organes publics. Le recours à une entité étrangère peut imposer des exigences supplémentaires ou, selon la législation applicable et la nature des données, limiter les solutions utilisables : la conformité s'analyse au cas par cas (autorité concernée, loi cantonale, type de données, garanties contractuelles et de sécurité, pays de destination).

Mandats sensibles de la Confédération

Depuis le 1er janvier 2024, la Loi sur la sécurité de l'information (LSI) régit le traitement des informations classifiées de la Confédération. Lorsqu'un mandat implique une activité sensible, il passe par la procédure de sécurité relative aux entreprises (PSE), qui peut aboutir à une déclaration de sécurité relative aux entreprises (DSE).

Tesweb SA a passé la procédure de sécurité relative aux entreprises (PSE) et détient une déclaration de sécurité relative aux entreprises (DSE). Les collaborateurs qui traitent ces mandats et accèdent au laboratoire sécurisé sont au bénéfice d'une habilitation de niveau « SECRET » délivrée par le Secrétariat d'État à la politique de sécurité (SEPOS). Le document peut être présenté sur demande dans le cadre d'un mandat.

Toutes les entreprises : la LPD

Depuis le 1er septembre 2023, la LPD révisée encadre la communication de données personnelles à l'étranger (art. 16-17). Elle peut notamment reposer sur la reconnaissance d'un niveau de protection adéquat ou, à défaut, sur les garanties prévues par la loi ; l'art. 17 prévoit en outre certaines exceptions dans des situations déterminées. Le responsable doit par ailleurs maîtriser sa chaîne de sous-traitance (art. 9) : un sous-traitant ne peut engager un autre sous-traitant qu'avec l'autorisation préalable du responsable ; cette autorisation peut être générale, auquel cas le sous-traitant doit annoncer tout changement afin que le responsable puisse s'y opposer.

Certaines violations intentionnelles des obligations de la LPD, notamment de devoirs de diligence relatifs à la sous-traitance, à la sécurité ou à la communication de données à l'étranger, sont pénalement sanctionnées ; la peine maximale prévue par la LPD est une amende de CHF 250'000 et vise en premier lieu la personne physique responsable (art. 60 ss LPD).

À retenir : même quand la destination offre une protection adéquate (UE p. ex.), le responsable répond de la chaîne complète, y compris des sous-traitants ultérieurs que certaines CG autorisent sans les nommer. Un traitement intégralement suisse supprime en principe la problématique du transfert international de données ; il ne dispense pas des autres obligations de la LPD, du secret professionnel ou de la sécurité de l'information.

Ce que nous documentons, et comment le vérifier

Nous appliquons à notre propre ligne du tableau le même standard de preuve qu'aux autres : chaque élément ci-dessous est vérifiable, et nous vous indiquons comment.

Une entreprise suisse, spécialiste de la récupération de données depuis 2006

SOS Data Recovery est un service de Tesweb SA (CHE-112.898.136), société anonyme inscrite au registre du commerce suisse : vérifiable sur zefix.ch. Depuis 2006, plus de 11'300 supports ont été traités dans notre laboratoire. Nos conditions générales prévoient l'application exclusive du droit suisse et un for dans le canton de Berne.

Un laboratoire que vous pouvez visiter

L'ouverture des supports s'effectue dans notre laboratoire en Suisse, sous flux laminaire certifié ISO 5, certificat disponible sur demande ; notre laboratoire est présenté en détail sur notre page dédiée. Vous pouvez déposer votre support en main propre, dans l'un de nos 30 points de collecte en Suisse, et visiter nos installations sur rendez-vous. Nos conditions générales nous y engagent (art. 3.1 « Lieu de traitement et localisation des données ») : votre support, les copies de travail et les données récupérées ne quittent pas la Suisse, y compris pour les smartphones.

Des références vérifiables

Labels et certifications : Swiss Label (association pour la provenance suisse), label CyberSafe (association cyber-safe.ch). 296 avis clients sur Avis Vérifiés, note moyenne 4.8/5 (plateforme du groupe SKEEPERS, certifiée NF Service). Nos références et articles de presse : page références.

Un diagnostic gratuit en 3 heures

Le diagnostic est gratuit et sans engagement, en moins de trois heures dès réception : nature de la panne, chances de récupération et coût exact de l'intervention, communiqués par écrit avant toute décision. La facturation de l'intervention est conditionnée au succès de la récupération à hauteur de 80 %.

Questions fréquentes

Un numéro CHE sur un site garantit-il une entreprise suisse ?

Non. Un numéro CHE peut correspondre à un simple assujettissement à la TVA suisse, accessible aux sociétés étrangères qui vendent en Suisse. La preuve est l'inscription de l'entité au registre du commerce, vérifiable gratuitement sur zefix.ch.

Comment savoir si mes données quitteront la Suisse ?

Lisez les conditions générales avant d'envoyer votre support : cherchez les mots « partenaires », « sous-traitants », « laboratoire central », ainsi que le for juridique et le droit applicable. Exigez une confirmation écrite du lieu de traitement, y compris pour les smartphones, souvent traités sur des sites spécialisés distincts.

Pourquoi le lieu de traitement est-il important ?

Pour trois raisons : les règles de la LPD sur la communication de données à l'étranger, l'accès au juge (agir devant un tribunal suisse est plus simple et moins coûteux qu'une procédure à l'étranger), et la chaîne de possession, importante pour les données d'entreprise, médicales ou soumises au secret professionnel.

Une salle blanche est-elle vraiment nécessaire ?

Pour ouvrir un disque dur mécanique sans endommager ses plateaux, un environnement à air contrôlé est nécessaire. Les questions utiles à poser : quel environnement exactement (salle, hotte, flux laminaire), quelle classe, certifiée par qui, et peut-on le voir ? Une classe ISO citée sans certificat ni possibilité de visite reste une déclaration.

Les smartphones sont-ils traités différemment ?

Souvent, oui : la récupération sur puces soudées demande un équipement spécifique, et plusieurs prestataires les confient à des sites spécialisés, parfois à l'étranger (nous avons relevé chez un grand prestataire le traitement des téléphones et tablettes dans ses « centres experts européens », la version allemande de ses CG nommant un laboratoire sœur en Pologne). Demandez explicitement où l'extraction sera réalisée.

Je suis médecin, avocat ou banquier : puis-je envoyer un support à l'étranger ?

Ce n'est pas automatiquement interdit, mais cela exige une analyse renforcée : secret professionnel (art. 321 CP) ou bancaire (art. 47 LB), engagements contractuels du prestataire, accès aux données depuis l'étranger, droit applicable et règles de transfert de la LPD. Pour les données de patients, le PFPDT recommande par prudence d'éviter un prestataire cloud à l'étranger. En cas de doute, consultez votre autorité de surveillance ou votre juriste. Une chaîne intégralement suisse, sans accès depuis l'étranger, évite en principe la problématique du transfert international ; le cocontractant, le droit applicable et le for restent à vérifier séparément.

Disponible 24h/24

Vos données méritent de rester en Suisse

Diagnostic gratuit en 3 heures, laboratoire en Suisse, contrat suisse. Demandez votre diagnostic : vous décidez ensuite, en connaissance de cause.

Note méthodologique. Les constats de cette page reposent exclusivement sur des sources publiques consultées en août 2026 : mentions légales et conditions générales des prestataires cités, registre central du commerce (zefix.ch), publications FOSC et communications des prestataires eux-mêmes. Chaque constat est daté ; les captures et références exactes sont conservées. Les 33 prestataires examinés ont été identifiés par des recherches effectuées depuis la Suisse en français, allemand et italien ; les prestataires repris dans le tableau ont été sélectionnés selon leur visibilité dans ces recherches et la disponibilité de sources vérifiables. La liste complète, les critères d'inclusion et le décompte (33 examinés, 5 inscrits au registre suisse documentant un traitement en Suisse, 19 entités inscrites à l'étranger) sont conservés et peuvent être produits en cas de demande. « Non documenté » signifie qu'aucune information n'a été identifiée dans les sources examinées, et non que le fait n'existe pas. Les prestataires cités peuvent faire évoluer leurs pratiques : cette page est re-vérifiée périodiquement (dernière vérification : août 2026).

Vous représentez un prestataire cité sur cette page ?

Si vous estimez qu'une information vous concernant est inexacte ou n'est plus à jour, nous nous engageons à la vérifier et, si elle est erronée, à la corriger.

Écrivez-nous à info@sos-data-recovery.ch (objet : « Demande de rectification ») en indiquant :

1. l'information contestée (citation exacte de cette page) ;
2. l'élément documenté qui la contredit (extrait de registre, conditions générales datées, certificat, etc.) ;
3. vos coordonnées et votre fonction au sein de l'entreprise concernée.

Nous accusons réception sous 2 jours ouvrables. Lorsqu'une erreur est objectivement vérifiable, nous la corrigeons sans délai ; dans les autres cas, nous répondons sur le fond sous 10 jours ouvrables au plus tard. Si la demande est fondée, la correction est publiée avec la date de mise à jour ; si nous maintenons l'information, nous vous communiquons les sources sur lesquelles elle repose.